Tasse d'Or 2025 : 20 heures de combat pour notre baptême du feu
La Tasse d'Or, c'est 24 heures d'endurance moto. 34 équipes, des centaines de tours, et la promesse d'en baver. Pour BR Racing, c'était une première : notre toute première course. Et pas n'importe laquelle — directement un format 24h.
3 contre tous
Là où la quasi-totalité des équipes engagées alignaient 5 ou 6 pilotes, nous étions trois : Clément, Pierre, et Quentin. Trois pilotes pour 24 heures de course. On le savait, la gestion de la fatigue serait notre plus grand défi.
Départ dans la fournaise
Le thermomètre affichait 60°C au niveau de la piste. 32e sur la grille de départ sur 34 engagés, on n'avait rien à perdre. Dès le départ, on fait le choix de raccourcir nos relais à 20 minutes au lieu de 30, un rythme intense mais nécessaire vu les conditions et notre effectif réduit. Et ça fonctionne : tour après tour, on grappille des places.
La remontée
Les heures s'enchaînent et on trouve notre rythme. La nuit tombe et avec elle, la fraîcheur tant attendue. On gère les relais, on se relaie au stand, on remonte au classement. Au cœur de la nuit, BR Racing pointe en 22e position — 10 places gagnées depuis le départ. La fatigue est là, on double certains relais pour permettre à chacun de grappiller quelques minutes de repos. Mais on tient.
Le grain de sable
Vers 7h du matin, alors que l'aube se lève, Clément chute en piste. Rien de grave heureusement, mais la moto nécessite 40 minutes de réparation au stand. Clément, lui, est touché au mollet gauche. Il tente de repartir mais la douleur l'oblige à s'arrêter. On passe de 3 pilotes à 2, avec la chaleur qui revient.
L'abandon, à 4 heures de l'arrivée
Pierre et Quentin se relaient pour maintenir la moto en piste. Puis c'est la panne. Pierre s'arrête en pleine piste, la moto ne répond plus. Retour au stand à la poussette. S'ensuit un long moment de diagnostic, de démontage, d'espoir. Le verdict tombe : moteur HS. À moins de 4 heures du drapeau à damier, on prend la décision d'abandonner. Pas assez de temps pour réparer.
Le bilan
Un abandon, oui. Mais certainement pas un échec. En 20 heures de course, à seulement 3 pilotes, on est passés de la 32e à la 22e place. On a appris à gérer les relais, la fatigue, les imprévus et la chaleur extrême. On repart avec une expérience inestimable et une certitude : on reviendra.
Remerciements
Une course de 24 heures ne se fait pas qu'avec 3 pilotes sur la piste. Derrière chaque relais, il y a une équipe entière qui rend tout ça possible.
Merci à nos mécanos, qui ont bossé sans relâche pendant 20 heures pour que la moto reparte à chaque fois. Merci à nos panneauteurs, les yeux de l'équipe au bord de la piste. Merci à notre team manager pour la gestion des relais et de la stratégie. Et merci à nos familles et proches, présents du début à la fin pour nous soutenir, nous ravitailler et nous encourager, même à 3 heures du matin.
Enfin, rien de tout ça ne serait possible sans le soutien de nos partenaires La Centrale de Financement et Nancy Diffusion. Merci pour votre confiance — on espère vous avoir rendus fiers. À l'année prochaine.